La carrière de cet architecte est caractéristique du XIXe siècle. A l’école des Beaux-Arts, il est l’élève de Lebas, architecte de Notre-Dame-de-Lorette, où il obtient le Grand Prix de Rome en 1840. Il part ensuite étudier à Rome à la Villa Médicis, puis voyage en Grèce jusqu’en 1845. 
A son retour à Paris, il s’occupera principalement d’architecture religieuse. Il restaure ainsi la tour Saint-Jacques (1854-1858), la tour de Saint-Germain-l’Auxerrois, Saint-Ambroise (1863-1869), Saint-Joseph (1868-1875) et l’actuelle basilique Saint-Denys d’Argenteuil (1866).
L’édifice le plus marquant, dans le domaine religieux, reste l’église de la Trinité (1861-1867) qui illustre sa maîtrise des styles architecturaux. Non loin de cette église, il construit sa maison (n° 6 rue Ballu). Il obtient le poste d’Inspecteur Général des Travaux de la Ville de Paris qu’il occupe de 1871 à 1876 puis est élu à l’Institut de France en 1872. En 1874, il remporte le concours pour la reconstruction de l’Hôtel de Ville de Paris, suite à l’incendie qui le ravagea en 1871. De style Renaissance, l’Hôtel de Ville s’inspire du précédent construit en 1532, sous le règne de François 1er.
L’église paroissiale Saint-Denys d’Argenteuil qui deviendra basilique mineure en 1898 sous le pontificat de Léon XIII, est édifiée sur le terrain de l’ancien cimetière. La place actuelle, qui forme son parvis, n’est que le vide laissé par la démolition de l’ancienne église paroissiale. De style roman, l’église est conçue sur un plan en croix latine (architecture en forme de croix dont une branche qui est la nef est plus longue que l’autre : le transept), surmontée par un imposant clocher s’élevant à plus de 57 mètres. La nef de six travées (partie verticale d’une élévation délimitée par des supports de colonnes ou de piliers consécutifs) mène à un transept éclairé par deux rosaces. Trois chapelles rayonnantes (chapelles situées en tournant de part et d’autre du chœur qui est la partie où est célébrée la liturgie dans le prolongement de la nef) formant ainsi le chevet de l’édifice ("façade" apposée à l’entrée de l’église).
A l’intérieur, on remarque plusieurs œuvres d’art d’un grand intérêt : Vierge à l’Enfant, sculpture en bois du XVIIème siècle, autels, grandes orgues.... Nous pouvons également découvrir à l’extérieur de l’édifice, adossée au chevet, la pierre tombale de la famille de Mirabeau.
Source : Mairie d'Argenteuil - http://www.argenteuil.fr