Alfred Sisley, peintre anglais (Paris, 1839 - Moret-sur-Loing, 1899) reste l’une des figures de proue du mouvement impressionniste, dont le nom reste attaché à Argenteuil.
"Avec Monet, c’est Sisley qui a cherché et réussi à exprimer les nuances les plus subtiles de la nature dans les paysages impressionnistes", expliquait ains en 1999 Sylvie Patin conservateur en chef au musée d’Orsay à l’occasion des célébrations organisées autour de ce peintre.
1870
Lorsqu’éclate la guerre, Bazille, Caillebotte, Degas, Fantin-Latour et Renoir s’engagent, alors que Monet et Pissarro gagnent Londres, où le marchand Paul Durand-Ruel commence à exposer les œuvres des futurs impressionnistes. À l’automne, après la destruction par l’ennemi de sa demeure à Bougival, Sisley se réfugie à Paris, où il réside pendant le siège et la Commune.
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| Square à Argenteuil |
Les années qui suivent sont déterminantes car il découvre dans les localités situées au nord-ouest de Paris, des paysages d’élection qui vont lui inspirer quelques-uns de ses chefs-d’œuvre et lui permettre de trouver définitivement son identité de paysagiste.
1872
Il séjourne avec Monet à Argenteuil, où il représente La Grande-Rue et le Boulevard Héloïse, traversés par l’agitation de la petite ville, puis le calme aux abords du Pont d’Argenteuil comme de celui de Villeneuve-la-Garenne.
Cette année-là, Durand-Ruel lui achète pour la première fois des toiles, et en présente à Londres. À l’automne, Sisley s’établit avec sa famille à Voisins. Il étudie en bord de Seine les lueurs rose-orangé de ciels d’hiver délicats, comme il avait rendu les arbres fleuris au printemps ou les prés verdoyants en été.
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Site Internet : musée d’Orsay