
Le Lavoir des Dames Gilles
Vauréal compte quatre lavoirs relié à des sources. Leur architecture est caractéristique.
Les lavoirs sont composés de deux bacs : l’un pour l’arrivée de l’eau, l’autre pour son évacuation et une couverture pour protéger les lavandières en cas de mauvais temps.
Au-delà du travail ménager, les lavoirs représentent un lieu de discussion incontournable pour les femmes du village. Jusqu’à la fin des années 1950, tout le quartier de la route Nationale nettoyait son linge aux Dames-Gilles. Dans ce lavoir, le plus connu, l’eau avait la réputation d’être adoucissante car elle ne contenait pas de calcaire.
Son nom daterait du XVIe siècle. A l époque Pierre Gilles, l’un des premiers naturalistes français, rencontre le baron d’Aramont qui possède une propriété à Vauréal. Il obtient la jouissance d’une partie de cette propriété où il installe ses sœurs, les Dames-Gilles. De là viendrait le nom d’une partie du village et du lavoir.
Le Château
L’histoire du château est indissociable
de celle du
domaine de Lieux...
Pendant longtemps, on parle de la terre de Lieux d’une manière générale. Vauréal ne désigne que le château. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que le nom de Vauréal remplace celui de Lieux.
Certains situent la construction du château au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe-Auguste. il aurait mesuré 48 mètres de long et se trouvait dans le prolongement de l’actuelle Mairie. Parmi les propriétaires qui font l’histoire du château on compte, Henry Ménier (connu pour son chocolat). L’industriel s’achète l’île d’Anticosti au Canada et donne le nom de Vauréal à l’une des plus importantes rivières de son île avec, à 9 km de son embouchure, une chute de 76 mètres.
A la mort d’Henry Ménier, en 1913, les propriétaires se suivent mais ne se ressemblent pas.
Depuis la Libération, le château accueille des enfants et adolescents ayant besoin d’un suivi éducatif et psychologique particulier. Il est aujourd’hui connu sous le nom de Clos Levallois.
Le Cimetière des Anglais
Cette sépulture est orientée d’Est en Ouest et mesure environ 14 mètres de long sur 2,30 mètres de large.
Le comte de Caix de Saint-Aymour, érudit français, passionné d’archéologie entreprend des fouilles sur un site prétendument mégalithique de Vauréal en 1867... D’une durée de 21 jours, elles s’avèrent fructueuses et permettent la mise à jour d’une sépulture collective datant de la période néolithique (de 4000 à 1750 avant Jésus-Christ).
Cette sépulture est orientée d’Est en Ouest et mesure environ 14 mètres de long sur 2,30 mètres de large. Elle est composée de blocs de grés formant une allée couverte. Selon les écrit d’Amédée de Caix de Saint-Aymour, « une couche de 30 à 40 centimètres de profondeur » recouvrait le sol primitif.
Une quarantaine d’individus étaient enterrés dans l’allée couverte. Au coté des ossements humains et animaux, l’allée sépulcrale contenait de nombreux objets (outils, armes, bijoux en os, en pierre).
Une grande partie de ces pièces sont conservées au musée municipal de Senlis, au musée archéologique de Guiry-en-Vexin et à l’Institut de paléontologie humaine de Paris. Le cimetière des Anglais est classé parmi les Monuments historiques.
Sources: Mairie de Vaureal: http://www.vaureal.fr