L’histoire de Taverny Il n’y a pas de rupture brutale entre la période gauloise et la période gallo-romaine. Les villes-ponts de la période gauloise sont réorganisées selon un urbanisme " à la romaine " : c’est le cas de Paris, Melun, Meaux par exemple. Les villes gauloises situées dans les places fortes de hauteur (oppidum)sont reconstruites dans les plaines, au carrefour des voies ou au passage des rivières comme Soissons ou Amiens, mais également de petites agglomération comme Beaumont. Réparties le long des voies de communication, ces villes permettent l’administration de la Gaule : ce sont les chefs-lieux de cité ou de pagus, l’équivalent de nos cantons . De petites agglomérations se constituent le long des routes et remplissent des fonctions de service tels que les marchés, les villages-étapes. Taverny fait partie de cette dernière catégorie. Les nécropoles font également partie du paysage. Elles sont à l’extérieur des agglomérations, le long des voies de communication. A la campagne, de petites nécropoles adaptées aux besoins de la population sont proches des différents sites d’habitats. A Taverny, une petite nécropole semble associée au site du Bois des Aulnayes. Il y en a peut-être aussi une proche du site de la Garenne, puisqu’une inhumation et une incinération ont été mis au jour à quelque quatre-vingts mètres au nord. A la campagne, les villas gallo-romaines remplacent petit à petit les fermes gauloises ; espacées d’environ 5 km les unes des autres, elles structurent ainsi le paysage rural. Des petits établissements ruraux s’installent entre les villas. C’est le cas du site de la cave de la Garenne, avec son petit habitat, ses quelques bâtiments d’exploitation, un puits, un chemin d’accès... Le paysage est également jalonné par des mares, surtout en plateau, qui servent de réserves d’eau et d’abreuvoirs à bestiaux ; elles sont souvent aménagées d’un fond empierrée. On imagine aussi de petits hangars ou de petits abris répartis sur l’ensemble du territoire pour les outils, les bestiaux, les bergers, les ouvriers agricoles... Découpés par les haies, les fossés marquent le parcellaire et les bois, le paysage rural n’est donc ni complètement boisé, ni complètement ouvert. Aussi déboisé qu’actuellement, mais beaucoup moins urbanisé, il montre une exploitation du sol importante. De la Gaulle à la France... En passant par le monde gallo-romains, découvrez les modes de vie de nos ancêtres. Archéologie Pendant la période contemporaine (1850-1918), de nombreux châteaux sont construits ou reconstruits par des Tabernaciens assez aisés. Le château du Haut-Tertre ou Godard, dont les bâtiments dataient du XVIIIè siècle, est rasé en 1901-1902 et l’actuel château prend sa place. Le château de la Tuyolle, édifié en 1865, a été totalement rénové et modernisé en 1997, il a appartenu à la duchesse de Grafton, Lady Ashburton, bienfaitrice dont on donna le nom à une rue de la ville. Le (...) Le château du Haut-Tertre ou Godard, dont les bâtiments dataient du XVIIIè siècle, est rasé en 1901-1902 et l’actuel château prend sa place. Le château de la Tuyolle, édifié en 1865, a été totalement rénové et modernisé en 1997, il a appartenu à la duchesse de Grafton, Lady Ashburton, bienfaitrice dont on donna le nom à une rue de la ville. Le château Picot, est construit entre 1870 et 1880 par un ancien instituteur Picot qui avait fait fortune en Amérique du Sud, et qui était venu s’installer à Taverny. Quand il est racheté en 1914 par M Jaeger, le château prend le nom de son nouveau propriétaire. Le château de Boissy, ce château fut acheté, à la dispersion des biens du Prince de Condé, par M. Lefèvre, notaire à Paris, qui ajouta à son nom celui du lieu-dit "Pontalis". Ses deux fils faisaient de la politique, et c’est d’eux que Gambetta dit un jour à la Tribune de la chambre : "Les deux frères Lefèvre-Pontalis parlent beaucoup de République, mais sont Orléanistes". Le château de Bellevue, qui appartient entre 1830 et 1840 à Rouen des Mallets, est détruit et remplacé par l’actuelle maison Sainte-Geneviève. Les châteaux de Taverny Benjamin Godard le musicien Né à Paris, le 18 août 1849, grand compositeur de son époque. A 15 ans excellent pianiste, il tient les orgues de la paroisse de Taverny. Doué d’une voix de baryton, il chante à la perfection. Après 1870, il devient titulaire de la classe de musique d’ensemble au Conservatoire de Paris, ses oeuvres sont innombrables : théâtre, concert, musique de chambre et mélodie. Armand Couet le reporter Originaire d’une famille bretonne émigrée dans la (...) L’histoire en personnes L’église Notre-Dame de Taverny L’église Notre-Dame de Taverny (XIIIè siècle) de style gothique est l’un des plus beaux monuments de l’Ile-de-France. Sa construction fut entreprise par les Montmorency et terminée en 1237. Blanche de Castille en aurait posé la première pierre. Le sanctuaire est orienté vers l’Est direction du soleil levant, celle aussi de Jérusalem. L’édifice fut consolidé principalement aux XVè et XIXè siècles. Les grandes orgues sont (...) L’église Notre-Dame de Taverny L’église Notre-Dame L’église Notre-Dame de Taverny (XIIIè siècle) de style gothique est l’un des plus beaux monuments de l’Ile-de-France. Sa construction fut entreprise par les Montmorency et terminée en 1237. Blanche de Castille en aurait posé la première pierre. Le sanctuaire est orienté vers l’Est direction du soleil levant, celle aussi de Jérusalem. L’édifice fut consolidé principalement aux XVè et XIXè siècles. Les grandes orgues sont d’époque Renaissance La Chapelle de "L’Ecce-Homo" Sur le chemin qui va de l’église au sanatorium de la Tuyolle... Marie de Lumague, femme de François de Pollalion (gentilhomme de Louis XIII), aurait fait construire cette chapelle. La chapelle est déjà signalée sur le plan dressé par Blondel en 1719. La tradition rapportée par l’abbé Leboeuf veut qu’elle ait été érigée par des filles de mauvaise vie, converties par Mme Pollation à des moeurs plus décentes. La Fontaine de Vaucelles La fontaine de Vaucelles En 1870, la place Vaucelles appartient à des particuliers qui la cèdent gratuitement sous deux conditions : - qu’on y établisse une fontaine.
- qu’on y donne une fête chaque année au jour de l’ascension.
La cave gallo-romaine La cave gallo-romaine
Découverte par les archéologues sur le site du chantier de la A115 au lieu-dit "Les Ecouardes-La Garenne", cette petite cave à cinq niches, constituée de blocs de grès sans mortier, dans un état exceptionnel de conservation a été sauvée. Reconstituée pierre à pierre, elle restera dans son quartier d’origine, dans le parc public qui doit être aménagé. Patrimoine Les armoiries Le blason fut présenté à l’agrément de la commission d’héraldique de Seine et Oise par le Maire de la ville le 4 juin 1943. La marque symbolique urbaine de Taverny s’énonce ainsi : "D’or de la Croix de gueules cantonnées de douze alérions d’azur (famille de Montmorency) brisé d’un franc canton d’azur au Sautoir d’argent (famille des Longaulnay, Seigneur de Taverny au XVIIIè siècle), couronné à Trois Tours". La devise latine (...) Symboles de la ville Taverny a une longue histoire, les premiers indices de présence humaine dans la région remontent au paléolithique. On trouve les premières traces d’habitants dans la forêt, au lieu dit le "Camp de César" (oppidum de l’âge du bronze -1800 à -800). L’agglomération gallo-romaine de Taverny est située à dix lieues (22 km) de Lutèce. L’origine antique de son nom serait tabernae (tavernes, échoppes, cabanes...). Evolution d’un terroir Plusieurs sites de Taverny (...) De la chaussée Jules César à la A115 Syndics avant 1787 : Denis Duplessis Jean Jérôme Jean Fontaine Nicolas Garnier Denis D’Argence François Hébert, 1787-1790 Maires : Benoist Dubost, janvier 1790 Albert Fournier, 1791 Nicolas Joseph Hiret, Octadie Frimaire An II (28 novembre 1793) Nicolas Montigny, Ventôse An III (février ou mars 1795) Louis Morisset, 1er Floréal An III (20 avril 1795) Nicolas de Montigny, 2 Nivôse An IV, agent municipal (23 décembre 1795) Delaune, Demontigny, An V (...) La liste des Maires depuis 1787 Sources: Mairie de Taverny: http://www.ville-taverny.fr
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