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Le patrimoine communal une richesse a découvir  | Calvaire Situé au carrefour dit de "la Croix", ce calvaire est très ancien, on retrouve trace de ce calvaire sur un plan terrier du XVIIè siècle. Plan de 1823 (archives municipales)  (Rapport des chemins) |  | Les lavoirs il existe sur le territoire de la commune, plusiers lavoirs dont cellui dit de la Fontaine frileuse qui semble-t-il était moins froid en hiver pour les lavendières. |  | Lavoir dit du Vivray, supprbe lavoir à toiture de quatre pentes près de la source du Vivray au lieu dit de la maquette du Bois de Boulogne. Il y avait d'autres lavoirs sur la commune : La Fontaine Blanche, le lavoir des Goulottes, et le lavoir des Belles Femmes en forêt de Carnelle. |  | La Ferme de Fontenelle est l'une des plus ancienne de l'Ile de France. Elle fut habitée par l'abbé Olier Fondateur de l'église Saint-Sulpice et l'ordre des sulpicien. On dit que Saint Vincent de Paul y a séjourné. |  | Métier à ferrer les boeufs à la ferme de Fontenelle |
Château de Franconville aux bois  |  |  |  
| Le Château de Franconville Fondé par les Mérovingiens, Franconville aux-Bois à l'époque féodale était devenu une seigneurie, peu importante puisqu'au dénombrement de 1331 elle ne comptait que 38 feux. En 1381, cette seigneurie avait été donnée par Louis l' à son chambellan Louis le Baveux. Elle revint ensuite à Hutin le Baveux, puis à sa mort à sa fille Jeanne qui en épousant Robert VI, seigneur d'O apporta les terres et la seigneurie de Franconville à la Maison d'O, la famille d'O y fut propriétaire du 14 au 18ème siècle. M. Alfred REGNIER Duc de Massa à été le dernier propriétaire des terres de Franconville. Il chargeât l'architecte Hippolyte DESTAILLEUR pour la construction d'un nouveau château Construit en 1880, son architecture est une copie du château de Maisons-Laffitte dont l'architecte fut MANSARD. Son parc de 90 hectares possède des variétés d'arborescences remarquables cèdres, chênes, hêtres, châtaigniers, marronniers du Japon, charmes, érables, bouleaux, ormes et tilleuls, etc., rien ne manque à la beauté du cadre auquel s'ajoutent le théâtre de style renaissance, sa rotonde et son orangerie de Versailles. | 
Télégraphe aérien de Claude CHAPPE Textes et recherches Pier-Carlo BUSINELLI  Plan de 1823, emplacement du poste de Saint-Maerin-du-Tertre. | LE TELEGRAPHE CHAPPE Ainsi "Paris parlait de décret, Saint-Martin-du-Tertre parlait d'amour" et cet amour, les habitants de notre village d'Ile de France l'ont toujours gardé dans l'esprit et dans le cœur, cela pour faire revivre le passé, pour gagner dans le présent et pour construire l'avenir. | |  Bouton du costume de l'administration du télégraphe.  Cachet de cire de l'administration du télégraphe.  Dessin de Monsieur De Villers habitant de Saint-Martin-du-Tertre vers 1845;  Plan cadastrale de 1822 parcelle 356.  Portrait de Claude Chappe.  Acte de naissance de Claude Chappe.  Illustration de l'experience du 12 juillet 1793 à Saint-Martin-du-Tertre. | HISTOIRE De tous temps, les hommes ont tenté par les moyens les plus divers de communiquer à distance afin de transmettre des informations et recevoir des réponses dans un délai très court. "Feux, fumées, drapeaux de couleurs…" mais les résultats étaient limités. Il faut attendre la Révolution Française pour voir des savants et inventeurs s'intéresser à des moyens de communication rapides. Les premiers à faire des essais furent les Frères Chappe sous la direction de Claude. Ainsi le 2 mars 1791, entre Brûlon (village où naquit Claude Chappe en 1763) et Parcé (Sarthe), ils réalisèrent avec un système composé d'un volet mobile à face noire et blanche et deux pendules synchronisées, une expérience de communication sur une distance de 15 kilomètres environ. Les résultats furent concluants mais encore peu efficaces. Après celle-ci, il vint s'établir à Paris pour continuer ses recherches et il découvre en 1792 un système qui permet une vrai correspondance sur de grandes distances. Grâce à son frère Ignace qui siège à l'Assemblée Législative, Claude Chappe est autorisé à venir s'exprimer devant les députés, ainsi le 22 mars 1792, il leur parla en ces termes. (…) "Je viens offrir à l'Assemblée Nationale l'hommage d'une découverte que je crois utile à la chose publique. Cette découverte présente un moyen facile de communiquer à grandes distances tout ce qui peut être l'objet d'une correspondance." "Elle offre le moyen certain d'établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant le durée d'une même séance." A la suite de cette intervention, il s'installe pour faire des effets au Parc Saint-Fargeau à Ménilmontant. Après de nombreux déboires (destruction par le feu de ces installations par le peuple en colère craignant l'espionnage des Autrichiens pour tenter de communiquer avec le roi) et une Assemblée Nationale qui avait d'autres préoccupations, Claude Chappe dû patienter jusqu'en 1793 pour que le débat sur son invention revienne en étude à l'Assemblée, grâce à une intervention du Député Romme qui plaida en faveur de Claude Chappe le 1er avril 1793. Suite à cette intervention, le Comité de Salut Public constitua une commission chargée d'examiner le projet. Elle se composait de Lakanal, Daunou, Arbogast. Mais tout n'était pas encore gagné pour Claude Chappe, car ses installations furent détruites une nouvelle fois, ce n'est que le 2 juillet 1793, après un rapport élogieux que la convention décrète une expérience sur une longue distance et ordonne aux municipalités intéressées de veiller à la sécurité des installations afin d'éviter les mésaventures précédentes. (…)""La Convention Nationale, ouï le rapport de ses commissaires nommés par décret du 6 avril dernier pour vérifier l'expérience des signaux du citoyen Chappe." "Ordonne aux Maires, Officiers municipaux et Procureur des Communes de Belleville, Ecouen et de Saint-Martin-du-Tertre de veiller à ce qu'il ne soit porté aucun dommage aux machines du citoyen Chappe, de requérir à cet effet le service de la garde nationale et d'instruire les citoyens des dites communes que les expériences à faire par ce dit citoyen on été ordonnées par le décret de la Convention Nationale du 1er avril dernier."" Ainsi, le 12 juillet 1793, sur une distance de 26 km (15 km entre Belleville et Ecouen et 11 km entre Ecouen et Saint-Martin-du-Tertre) eut lieu la première transmission de communication à distance. Le premier réseau de télécommunication était né. Claude Chappe et Daunou étaient au poste de Ménilmontant, Abraham Chappe, Lakanal, Arbogast à celui de Saint-Martin-du-Tertre. Après s'être assuré de la possibilité de communiquer, Ménilmontant envoya la dépêche suivante : (…)""Daunou est arrivé ici. Il annonce que la Convention Nationale vient d'autoriser son comité de sûreté générale à apposer les scellés sur les papiers des représentants du peuple."" 26 mots étaient parvenus au poste de Saint-Martin-du-Tertre en 11 minutes. La réponse fut immédiate : (…) ""Les habitants de cette belle contrée sont dignes de la liberté par leur amour pour elle et leur respect pour la pour la Convention Nationale et ses lois."" Ces 26 mots furent reçus en 9 minutes au poste de Ménilmontant. Ce 12 juillet 1793, un progrès considérable venait d'être franchi. Lakanal, totalement satisfait et impressionné par cette expérience, fit, le 26 juillet 1793, des éloges du Télégraphe et de son utilité à la Convention Nationale qui, durant cette même séance, nomma Claude Chappe au grade "d'ingénieur télégraphe". Le 4 août 1793, le Comité de Salut Public ordonne la construction de la première ligne télégraphique de l'histoire entre Paris et Lille. Cette ligne allait permettre d'assurer la communication de Paris aux frontières dans un délai de 2 à 3 heures alors que par les moyens traditionnels, il fallait de 3 à 6 jours. La ligne fut achevée en août 1794, et une dépêche qui marqua l'histoire de France fut reçue à la Convention Nationale le 30 août 1794, elle annonçait la reprise de Condé-sur-Escaut par les troupes françaises. Aussitôt baptisé Nord-Libre, Carnot lut cette dépêche devant les députés de la Convention qui applaudirent durant de longues minutes. L'effet fut immédiat et la construction de nouvelles lignes fut entreprise. Le réseau télégraphique français unique au monde compta plus de 500 postes sur plus de 5 000 kilomètres. Il fut utilisé jusqu'en 1854. <<haut de page>> <<précédent | | + Mécanisme  Système 
| CHOIX DU SYSTEME ET DE LA PREMIERE LIGNE D'EXPERIMENTALE Claude Chappe n'avait rien laissé au hasard afin de faire approuver son invention aux députés de la Convention Nationale. Les Besoins de communiquer s'établissaient surtout vers les frontières du Nord du fait des batailles qui s'y déroulaient. Il choisit donc pour s ligne expérimentale la direction du Nord. Depuis Belleville, il voyait très bien la colline d'Ecouen où il fit construire un premier relais. "Par ailleurs, il faut signaler que le poste d'Ecouen ne fut jamais modifié durant toutes les années d'utilisation de la ligne Paris-Lille." Puis, pour conclure sa ligne expérimentale, le site de Saint-Martin-du-Tertre distant de 10 kilomètres 700 de celui d'Ecouen. Il avait donc une ligne expérimentale de d'une distance de 25 kilomètres 900, ce qui rendait totalement crédible son invention. Le choix de la machine lui aussi fut étudié méticuleusement car il devait pouvoir faire parvenir une correspondance rapidement. Voici comment Lakanal la présente lors de son rapport du 25 juillet 1793 devant les députés de la Convention. (…)"Son télégraphe est composé d'un châssis ou régulateur qui forme un parallélogramme très allongé. Il est garni de lames à la manière des persiennes et ajusté par son centre à l'extrémité de son axe. Ce châssis supporte deux aides dont le développement s'effectue en différents sens. L'arbre qui soutient le régulateur roule sur son pivot et est maintenu à la hauteur de dix pieds par des jambes de force. Le mécanisme est tel que la manœuvre se fait sans peine et avec célérité au moyen d'une double manivelle placée à hauteur convenable." En effet, on pouvait, grâce à cette machine, développer 92 signaux (combinaisons utiles) chaque signal était équivalent à un chiffre de 1 à 92. Pour transmettre un message, on envoyait un premier signal désignant un numéro de ligne sur 92 dans la page. On obtenait ainsi un répertoire de code de 8 464 éléments de correspondance utile. Par la suite, en compliquant le répertoire code, on arriva à plus de 45 000 combinaisons. <<haut de page>> | | LE POSTE DE SAINT MARTIN DU TERTRE Aucun document ne nous permet de situer l'emplacement de la machine qui servit à la première expérience. Toutefois, lors de la construction de la ligne Paris-Lille, Claude Chappe avait lui même trouvé les points où les postes seraient installés. Durant ce déplacement, il a constitué un carnet de 10 feuillets pliés en deux où il inscrivait ses dépenses et ses besoins pour la construction de la ligne, ce travail permit à Chappe de dresser une liste à la fin de ce carnet nommant chacun des points (ce document est conservé aujourd'hui au Musée de la Poste de Nantes). On y trouve les informations suivantes : "entre Ercuis et Paris, les points se raccordent à la ligne expérimentale par Saint-Martin-du-Tertre et Ecouen…" De plus, durant toute la construction de la ligne, une correspondance eut lieu entre les Chappe et leurs amis qui les aidaient à construire la ligne. On y trouve les informations suivantes : (…) ""(lettre du 6 octobre 1793) nous avons arrêté, mon cher ami, les postes d'Ecouen et de Saint-Martin-du-Tertre où nous avons commandé les cabanes qui s'exécutent déjà… A Saint-Martin, la montagne située en face du village est le lieu où cette machine doit être placée. Deux arbres placées à côté l'un de l'autre désigne cet emplacement. La machine peut être posée près de ces deux arbres…" (…) (Lettre du 3 pluviose = 22 janvier 1794) : "J'ai été très surpris lorsque le meunier m'a dit que la machine n'était pas encore peinte…" Ce qui prouverait que la machine de Saint Martin était bien du type maisonnette donc pas sur une tour, mais située près d'un des trois moulins. Par contre, lors de l'étude des postes du télégraphe par Kermabon, nous pouvons situer exactement l'emplacement du poste de Saint-Martin-du-Tertre ; voici ce que l'on peut y lire : (…) "Le poste a été déplacé en 1817 mais on ne retrouve aucun document relatif à l'acquisition du terrain." (…) Saint Martin 1827 (distance de la localité du même nom) 700 mètres Sud-Est, altitude 189 mètres, maisonnette". Grâce au cadastre napoléonien, le poste se trouvait sur la parcelle cadastrale n°356 enclavé dans la parcelle n°355, a proximité de la rue de Luzarches. Celui-ci fut en activité jusqu'en 1852. Le 1er mai 1853, il fut vendu aux enchères par le receveur des domaines de Luzarches pour la somme de 152 F (procès verbal n°2382 du 4 mai 1953). ETUDE SUR LA LIGNE EXPERIMENTALE UTILISEE LE 12 JUILLET 1793 Durant plusieurs décennies, la distance de la ligne expérimentale a été établie de 30 à 35 kilomètres, distance que l'on retrouve d'ailleurs dans plusieurs ouvrages et ceci du fait que le rapport de Lakanal citait 8 à 9 lieues entre Ménilmontant et Saint-Martin-du-Tertre. "Une lieue étant égale à 4 kilomètres cette distance paraissait réaliste." Saint-Martin-du-Tertre est situé à 28 kilomètres de Paris- Notre Dame. Les 8 ou 9 lieues du rapport devaient avoir été considérées par la route et non en ligne droite comme étaient vus les postes les uns des autres. Connaissant aujourd'hui l'emplacement du poste de Saint-Martin-du-Tertre en 18278 (plan cadastrale Napoléonien – parcelle 356) et l'emplacement du poste d'Ecouen en 1827 (plan cadastrale Napoléonien – parcelle 381), nous pouvons affirmer que la distance entre ces deux postes est de 10 200 mètres environs "métrage effectué d'après la carte topographique I.G.N. N°2313 est au 1 : 25 000" " 4 centimètres = 1 kilomètres" SAINT MARTIN ----------------------------10 200 M --------------------------------ECOUEN Depuis le poste d'Ecouen jusqu'à Ménilmontant la distance est de 15 200 mètres environs "métrage effectué d'après la carte topographique I.G.N. N°2313 est et 2314 est au 1:25 000""1 centimètre = 250 mètres"" ECOUEN -----------------------------15 200 M ------------------------------MENILMONTANT L'addition de ces deux métrages donne une distance d'environ 25 400 mètres qui représente à quelques mètres près la distance de la première ligne expérimentale car l'emplacement des postes de celle-ci n'est pas connu. LA VIE DANS UN POSTE DE TELEGRAPHE Les employés du télégraphe furent appelés "STATIONNAIRES". Ils étaient souvent recrutés au sein des retraités ou invalides de l'armée. Chacun des postes, comprenait deux stationnaires un à la longue vue et l'autre pour retransmettre les signaux. Leur condition de travail était très pénible, car ils devaient des heures durant surveiller à la longue vue les signaux des autres stations qui émettaient une dépêche. Ils étaient soumis à un règlement très strict qui ne leur permettait pas le moindre écart. Voici quelques passages : "article 5 : les travaux commencent, chaque jour, un quart d'heure avant le lever du soleil et ne cessent qu'à la fin du jour." "article 6 : le stationnaire qui s'absente de son poste, étant de service, quand la ligne n'est pas en congé, est destitué sur le champ." Ainsi 18 articles tous menaçants pour les stationnaires. De plus, le poste et la machine étaient à leur charge pour l'entretien et la surveillance. S'il était reconnu qu'une détérioration était due à la négligence du stationnaire, les réparations étaient retenues sur son solde. Ils étaient par ailleurs fort peu rémunérés, leur solde tardait souvent à venir, il fallait parfois attendre plusieurs mois. Les stationnaires étaient souvent réduits à la misère. Il y eut même une période où les finances du télégraphe ne permettaient plus le règlement des salaires. Une rémunération en nature leur fut accordée. Elle était composée d'une livre et demi de pain et une demi livre de viande par jour, ce qui ne permettait pas de faire vivre toute une famille. REGLEMENT STATIONNAIRES ARTICLE 1ER Les stationnaires sont chargés de la manipulation du télégraphe et de l'entretien de toutes les pièces qui le composent. ARTICLE 2 Ils savent lire et écrire et doivent répondre à toutes les questions relatives au mécanisme et au passage des signaux. ARTICLE 3 Ils se conforment à tous les ordres qui leur sont donnés par l'administration par les directeurs et les inspecteurs ARTICLE 4 Ils se relèvent à midi précis ; ils doivent se trouver tous les deux à leur poste à cette, quand bien même il y aurait un congé. ARTICLE 5 Les travaux commencent, chaque jour, un quart d'heure avant le lever du soleil et ne cessent qu'à la fin du jour. ARTICLE 6 Le stationnaire qui s'absente de son poste, étant de service, quand la ligne n'est pas en congé, est destitué sur le champ. ARTICLE 7 La suspension, soit d'absence, soit de retard, sera punie d'une retenue sur le traitement de l'employé qui s'en sera rendu coupable ; cette retenue sera de 20 à 60 centimes par minute. ARTICLE 8 Dans tous les cas où l'inspecteur jugerait convenable de destituer un stationnaire, il devra provisoirement le suspendre et soumettre la mesure à l'administration. ARTICLE 9 Les dérangements de machine, lorsqu'ils arriveront par la négligence des stationnaires, seront punis par une suspension de deux à quinze jours, et même pourront donner lieu à destitution par l'administration sur la proposition de l'inspecteur. ARTICLE 10 Ceux qui n'auront pas donné les signaux de suspension dans les cas indiqués dans l'instruction, seront punis comme s'ils avaient été pris eux-mêmes en suspension. ARTICLE 11 L'inspecteur de chaque division fixera les retenues à faire pour cause de suspension, et en rendra compte à l'administration. ARTICLE 12 Toutes les retenues opérées sur les stationnaires seront distribuées à titre de gratification à ceux qui n'auront pas fait de fautes dans le courant du même mois. ARTICLE 13 Un stationnaire qui oserait donner ou prolonger, sans nécessité, le signal de brumaire, sera destitué ; cette faute sera constatée par le procès verbal de l'inspecteur, qui devra l'adresser immédiatement à l'administration. ARTICLE 14 Tous stationnaire qui manipulera étant ivre, sera destitué et son camarade sera responsable des fautes qui auront été faites, s'il lui a remis le service malgré son état d'ivresse ; un stationnaire qui aurait un camarade habitué à s'enivrer sera tenu d'en prévenir l'inspecteur. ARTICLE 15 Il est défendu aux stationnaires, sous peine de destitution, de laisser manipuler aucun individu étranger à la télégraphie, même des surnuméraires, pendant les transmissions, sans un ordre par écrit du directeur ou de l'inspecteur. ARTICLE 16 Les stationnaires ne doivent laisser entrer personne à leur poste sans une permission par écrit du directeur ou de l'inspecteur ; cette contravention pourra entraîner la destitution. ARTICLE 17 Ils ne peuvent faire faire que les réparations qu'ils ne sont pas capables d'exécuter eux-mêmes, lorsqu'elles sont nécessaires au bon fonctionnement de la machine. Dans ce cas, ils se font donner des quittances des sommes qu'ils ont payées pour remettre ces quittances à l'inspecteur lors de sa tournée et en être remboursés sur le champ. Toutes les réparations, autres que celles absolument urgentes, leur sont interdites. ARTICLE 18 Les stationnaires sont responsables de la détérioration de la machine, des instruments et autres objets qui leur sont confiés, quand ces détériorations sont la suite de leur négligence. Dans ce cas, la somme nécessaire pour subvenir aux frais de réparation, peut-être prélevée sur leur traitement. Cette vie difficile provoquait souvent des absences ou des départs ce qui perturbait fortement la transmission des dépêches. Citons un fait divers qui survint à un stationnaire du poste de Saint-Martin-du-Tertre entre 1820 et 1821 qui démontre bien la vie difficile de stationnaire : "Le stationnaire ANCELOT, le 7 octobre 1820, signe d'aliénation mentale. Le 6 mars 1821, suicide." AGENTS DU TELEGRAPHE AU POSTE DE SAINT MARTIN DU TERTRE 1793/1852 Dates Républicaines Dates Noms, Prénoms des agents 17 Brumaire an 5 07.11.1796 LABOUCHE Jean-Nicolas 22 Prairial an 5 10.06.1797 LABOUCHE Jean-Nicolas 30 Fructidor an 6 16.09.1798 MOUDRUX Jean 04 Prairial an 6 23.05.1798 MOUDRUX Jean 07 Thermidor an 7 25.07.1799 LABOUCHE Jean-Nicolas 10 Thermidor an 7 28.07.1799 LABOUCHE Jean-Nicolas 18 Thermidor an 7 05.08.1799 LABOUCHE Jean-Nicolas 04 Vendemiaire an 8 26.09.1799 ANCELOT Jean-Baptiste 02 Ventose an 8 21.02.1800 ANCELOT Jean-Baptiste 17 Germinal an 11 07.04.1803 AMELOT 19 Germinal an 11 09.04.1803 MONGE Pierre-Louis 26 Germinal an 11 18.04.1803 MONGE Pierre-Louis 19 Brimaire an 12 10.11.1803 ANCELOT Jean-Baptiste 18 Nivose an 12 09.01.1804 ROULOIS Marie-Joseph 18 Prerial an 12 07.06.1804 ANCELOT Jean-Baptiste 11 Fructidor an 12 29.08.1804 ROULOIS Marie-Joseph 09.01.1807 ANCELOT Jean-Baptiste 16.01.1807 ANCELOT Jean-Baptiste 21.07.1807 ANCELOT Jean-Baptiste 02.02.1808 ANCELOT Jean-Baptiste 11.04.1808 GAUDENAIRE 09.07.1808 GAUDENAIRE 27.07.1808 DRUMET Louis 30.09.1808 ANCELOT Jean-Baptiste 11.10.1809 ANCELOT Jean-Baptiste 26.06.1810 ANCELOT Jean-Baptiste 23.04.1812 ROULOIS 03.05.1812 ROULOIS 06.09.1812 ANCELOT Jean-Baptiste 15.02.1813 ROULOIS Marie-Joseph 30.06.1813 ROULOIS Marie-Joseph 04.10.1813 ANCELOT Jean-Baptiste 07.10.1813 ANCELOT Jean-Baptiste 19.11.1813 ANCELOT Jean-Baptiste 11.03.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 27.04.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 06.05.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 17.06.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 11.08.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 13.09.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 06.11.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 17.12.1814 ANCELOT Jean-Baptiste 07.09.1815 ROULOIS Marie-Joseph 16.09.1815 ANCELOT Jean-Baptiste 29.09.1815 ANCELOT Jean-Baptiste 05.10.1815 ANCELOT Jean-Baptiste 12.10.1815 ANCELOT Jean-Baptiste 20.11.1815 ANCELOT Jean-Baptiste 14.02.1816 ANCELOT Jean-Baptiste 20.07.1816 ROULOIS Marie-Joseph 29.09.1816 ANCELOT Jean-Baptiste 22.11.1816 ROULOIS Marie-Joseph 07.01.1817 ANCELOT Jean-Baptiste 03.04.1817 ANCELOT Jean-Baptiste 08.04.1817 ANCELOT Jean-Baptiste 19.05.1817 ANCELOT Jean-Baptiste 17.06.1817 ANCELOT Jean-Baptiste 31.08.1817 ROULOIS Marie-Joseph 07.12.1819 ROULOIS Marie-Joseph 21.12.1819 ROULOIS Marie-Joseph 03.01.1820 ROULOIS Marie-Joseph 06.06.1820 DELYEE 07.10.1820 ROULOIS Marie-Joseph 07.03.1821 ANCELOT Jean-Baptiste 07.03.1821 CHANTAREAU 07.03.1821 DESLAVIER Bernard 02.06.1821 ROULOIS Marie-Joseph 12.04.1822 ROULOIS Marie-Joseph 12.09.1822 ROSELLE 11.10.1822 ROULOIS Marie-Joseph 27.11.1822 ROSELLE François 27.11.1822 RAY Jean-Nicolas 08.03.1823 ROULOIS Marie-Joseph 27.04.1824 RAY Jean-Nicolas 21.05.1825 PRUNIER Louis 28.04.1826 PRUNIER Louis 15.04.1828 PRUNIER Louis 30.04.1828 PRUNIER Louis 18.09.1828 PRUNIER Louis 27.03.1829 GUILBERT Jean-Baptiste 06.10.1829 PRUNIER Louis 06.05.1830 PRUNIER Louis 29.10.1830 GUILBERT Jean-Baptiste 20.07.1831 PRUNIER Louis 01.09.1832 PRUNIER Louis 29.05.1833 GUILBERT Jean-Baptiste 29.05.1833 PRUNIER Louis 05.05.1834 GUILBERT Jean-Baptiste 19.06.1837 PRUNIER Louis 15.04.1843 BOLLE Nicolas-Jules 20.04.1843 BOLLE Nicolas-Jules 24.05.1843 DEBARLE Jean-François 30.05.1843 DEBARLE Jean-François 31.10.1843 DEBARLE Jean-François 31.10.1843 GOBERD Frédéric 10.03.1844 DEBARLE Jean-François 23.08.1844 DEBARLE Simon 23.08.1844 DEBARLE Jean-François 02.11.1845 ADAM Louis Rose Abraham 02.11.1845 DEBARLE Jean-François 15.12.1845 DEBARLE Jean-François Recherches principalement effectuées dans l'Etat civil de la commune de Saint-Martin-du-Tertre, stationnaire témoin de mariages, naissances, décès et dont la profession est indiquée. LA TOUR DU TELEGRAPHE (Cartes postales) Quatre cartes postales représentant la Tour du Télégraphe à Saint-Martin-du-Tertre ont put faire croire que celle-ci était bien le poste utilisé pour la ligne du Nord. (voir plan cadastral). E, 1801, Napoléon 1er souhaitait pouvoir prolonger la ligne de Boulogne jusqu'en Angleterre et demanda aux frères Chappe de trouver un moyen pour y parvenir? C'est ainsi qu'en juin-juillet 1801, une expérience fut faite de Belleville à Saint-Martin-du-Tertre. Celle-ci fut réalisée avec un matériel différent et surtout de nuit. Une lettre datée du 18 messidor de l'an 9 (7 juillet 1801) adressée au citoyen Chappe aîné au Mans et qui dit : (…) Nous avons fait entre nous, mon cher, à quatre lieues de Paris, l'expérience d'un nouveau télégraphe. Elle a réussi. Les signaux ont été aperçus distinctement la nuit comme le jour…(…) De plus, il existe un document au musée de la poste qui atteste cette expérience entre les deux villes. Et il est fort probable, que la tour représentée sur ces cartes postales soit celle qui servit à l'expérience de 1803. L'une d'elle représente le sémaphore à deux indicateurs. Ce même type de matériel fut utilisé au camp de Boulogne en 1804. La tour ou ancien moulin était située au cadastre parcelle 365 où se trouve aujourd'hui la tour rue Gabriel Péri à l'entrée du village en venant de la gare. CHRONOLOGIE DU TELEGRAPHE OPTIQUE CHAPPE 26 novembre 1762 Naissance d'Ignace Chappe dit "l'Aîné de LAVAL (Mayenne) 25 décembre 1763 Naissance de Claude Chappe de Vert à Brûlon (Sarthe) 11 août 1765 Naissance de Pierre François Chappe à Chantepie à Brûlon (Sarthe) 3 septembre 1769 Naissance de René Chappe des Arcis à Brûlon (Sarthe) 02 et 03 mars 1791 Expérience d'un télégraphe optique avec un système de pendules synchronisés et d'un panneau optique blanc et né entre Brûlon et Parcé. Un procès verbal fut réalisé par différentes personnalités de ces deux communes. Juin 1791 Claude Chappe s'installe à Paris où il réalise de nouvelles expériences au Parc Saint-Fargeau à Ménilmontant. 01 octobre 1791 Election d'Ignace Chappe à l'Assemblée Législative. 22 mars 1792 Claude Chappe "fait hommage" de son invention à l'Assemblée Législative Avril 1793 Invention du mot "Télégraphe" par Miot de Melito. Jusqu'alors, Claude Chappe parlait de "Tachygraphe"(écriture rapide) 01 avril 1793 Convention Nationale en faveur du Télégraphe Chappe 06 avril 1793 Nomination des commissaires de la Convention pour examiner le projet Chappe : LAKANAL, DAUNOUI, ARBOGAST. 02 juillet 1793 La Convention Nationale décrète les essais du télégraphe CHAPPE et ordonne aux municipalités concernées de veiller à la sûreté des appareils. 12 juillet 1793 Première expérience sur une distance de 26 kilomètres environ entre le Parc PELLETIER de SAINT FARGEAU, MENILMONTANT, ECOUEN et SAINT MARTIN DU TERTRE. Lors de celle-ci, Claude CHAPPE et DAUNOUI étaient au poste de MENILMONTANT, Abraham CHAPPE, LAKANAL et ARBOGAST à celui de SAINT MARTIN DU TERTRE. 25 juillet 1793 LAKANAL fait un rapport élogieux du télégraphe CHAPPE devant la Convention. Lors de cette séance, Claude CHAPPE est nommé "Ingénieur Télégraphe" par décret. 04 août 1793 Le Comité de Salut Public décide de la construction de la ligne PARIS-LILLE. Le télégraphe est placé sous tutelle par le Ministre de la Guerre. Claude, Ignace, Pierre-François et Abraham sont réquisitionnés par le Ministre pour s'occuper des installations et des services administratifs du Télégraphe. 30 avril 1794 Premiers essais de la ligne PARIS-LILLE 02 mai 1794 Le Comité de Salut Public ordonne la construction d'un poste de télégraphe sur LOUVRE et sur la Butte MONMARTRE. 16 juillet 1794 Ouverture de la ligne PARIS-LILLE avec l'utilisation d'un code inventé par DELAUNAY, cousin des CHAPPE. 30 août 1794 Dépêche annonçant la prise de CONDE "CONDE doit être restitué à la République, réédition ce matin à six heures". CARNOT annonça cette dépêche à la Convention qui applaudit de longues minutes à la nouvelle. 03 octobre 1794 Décision du Comité de Salut Public de construire la ligne PARIS-LANDAU (ligne de l'Est). 27 avril 1795 Décision de prolonger la ligne du NORD vers BRUXELLES et OSTENDE. 07 août 1798 Mise en service de la ligne PARIS-BREST. Juillet 1801 Essais d'un nouveau système pouvant fonctionner la nuit, expérience réalisée entre MENILMONTANT et SA INT MARTIN DU TERTRE (lettre du 7 juillet 1801 adressée au citoyen CHAPPE au MANS). Cette expérience sur 26 kilomètres sans relais devait servir à communiquer avec les Côtes anglaises lors des prévisions d'invasion de l'ANGLETERRE par NAPOLEON 1er. 02 décembre 1803 Etablissement du camp de BOULOGNE 1804 Utilisation d'un télégraphe lumineux de grande puissance. Appareil à deux indicateurs semblable à celui de l'expérience de 1801. 1805 Création de la ligne PARIS-LYON-TURIN (Italie) 23 janvier 1805 Mort de Claude CHAPPE. Ses frères continuent à diriger le télégraphe. 1810 La ligne du Nord atteint AMSTERDAM (Pays-Bas). La ligne du Sud atteint VENISE (Italie) 25 janvier 1825 Mort d'Ignace CHAPPE. 20 février 1834 Mort de Pierre-François CHAPPE 03 mai 1837 Loi sur le Monopole de la communication en France. 26 juillet 1849 Mort d'Abraham CHAPPE. 20 février 1853 A la demande du Directeur Général des Domaines, il est fait un état des lieux du poste de SAINT MARTIN DU TERTRE. 1er mai 1953 Vente aux enchères du poste de SAINT MARTIN DU TERTRE pour le prix de 152 francs. 06 novembre 1854 Mort de René CHAPPE à Brûlon. 1855 Abandon de la dernière ligne du télégraphe aérien.
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 | D’azur au lion d’or mantelé du même, le mantelé sommé d’une silhouette de télégraphe Chappe de sable, accostée de deux quintefeuilles de sinople : au chef d’azur chargé d’un clou d’argent accosté de deux fleurs de lis d’or. C’est sur le territoire de la Commune de Saint Martin-du-Tertreque se trouve, en forêt de Carnelle un des mégalithes les plus importants de la région parisienne : le Dolmen de la Pierre Turquaise, nom qui ne paraît pas remonter au-delà du XVIe siècle. Au spirituel, la paroisse de Saint Martin-du-Tertre relevait de l’abbaye de Saint Denis dont les armes ont été rappelées dans le chef de l’écu. La principale seigneurie était celle de Franconville qui du Xvè au XVIIè siècle appartint à la famille d’O. Surintendant des finances, Jacques d’O fut un des meilleurs ami d’Henri III. Cette Seigneurie rendait hommage au comté de Beaumont-sur-Oise dont le lion du blason actuel concrétise le souvenir. Le tertre est symbolisé par le mantelé. En effet, un des points les plus élevés du Département se trouve dans cette Commune et c’est pourquoi il fut choisi par Chappe pour y effectuer en 1793 des essais de télégraphie optique, ce que rappelle également le blason de la Commune.
| | | Sur le tertre s'élevait un lieu culte païen qui fut christianisé, chapelle Saint Martin. Au cours des invasions barbares, les habitants de la Cavée (en bas du tertre) abandonnent leurs maisons détruites pour se réfugier sur la colline, auprès de la motte féodale. L'abbaye de Saint-Denis qui possédait d'importants domaines dans le pagus du Chambliois les accrut encore quand elle reçut de Charlemagne la villa (domaine) de Luzarches et ses dépendances où figure Franconville-au-Bois, mentionné dans une charte datée de 775 à Luzarches. Sancti Martini in Colle et Francorumvilla sont dans la mense abbatiale. En 832, l'abbé Hilduin partage les biens de l'abbaye entre lui et ses religieux, pour subvenir à leur entretien, à cette occasion apparaît Franconville-au-Bois. En 1153, Mathieu 11, comte de Beaumont, passe un accord avec Eudes de Deuil, abbé de Saint-Denis, pour établir un moulin à Béhu, des étangs et élever à Saint-Martin une villa sur un lieu inculte appartenant à l'abbaye. L'abbé et le comte percevraient la moitié de toutes les redevances ainsi que sur les " hôtes " (habitants) qui viendraient s'y établir. Seule, la première partie de l'accord se concrétisa. Jean de Beaumont étant mort sans descendant direct, PhilippeAuguste profita du désaccord entre les cohéritiers pour faire main basse sur le comté. Il est donné par Philippe le Hardi en apanage à son fils Louis. La prisée de 1331 signale 38 feux à Franconville, environ 160 habitants. Un chevalier nommé Gui d'Anglure en était seigneur. En 1377, Hutin Le Baveux reçoit l'usufruit des seigneuries de Baillet et de Franconville de Louis Il de Bourbon, pour les bons services qu'il lui a rendus. Par la suite en 1382, Louis Il lui donne la pleine propriété des deux seigneuries. Sa fille, Jeanne Le Baveux, épouse Robert VI d'O, capitaine de la ville d'Exmes (Orne) et sénéchal du comté d'Eu. Par ce mariage, elle fait entrer les seigneuries de Baillet Franconville et de Maillebois dans la maison d'O. La seigneurie de Franconville fut élevée au rang de marquisat par lettres patentes de Louis XIII en 1619. Jacques 11, par une négligence inexplicable, omit de les faire enregistrer. À cette période va commencer un long procès entre l'abbaye de Saint-Denis et les seigneurs d'O sur la détention de Saint-Martin. Procès fomenter par un avocat jaloux, dont les seigneurs d'O sortiront victorieux. Le comte de Lauraguais, héritier d'Adélaïde Geneviève Félicité d'O, sa mère, pour payer ses dettes, vendra Baillet au prince de Conti. En 1769, il récidive, Franconville sera cédé à M. Gerbier, avocat. Ce dernier relèvera le domaine, fera construire un nouveau château en 1775. Un banquier suisse, Paul Louis de Thellusson sera acquéreur en 1782 du domaine. Il e cédera à Louis Aspais Amiot en 1788. La baronne Roger héritera de son père, André-jean Leroux. Elle le léguera au duc de Massa, son fils aîné. Amateur des arts, il fera rebâtir, à la place du château de M. Gerbier, une copie de Maisons-Laffitte. Son cousin le vendra en 1924 au département de la Seine qui en fera un sanatorium. Désaffecté depuis 1992, il est à l'abandon plus ou moins. Le théâtre Renaissance se dégrade et l'Orangerie menace de s'effondrer. À quand un mécène ? M. Jean-Jacques Ollier, curé de Saint-Sulpice, créateur des sulpiciens, était le seigneur du fief de Fontenelle. Son ami, Vincent de Paul y vint. Louis Sulpice Varé fut commandité par Napoléon III pour créer le bois de Boulogne. Haussmann le remplaça par Alphand, un ingénieur. Le livre de Daniel Baduel, consacré à Saint Martin et préfacé par François Scellier, président du Conseil Général du Val-d'Oise est édité. Ce livre vous conduira de la préhistoire à l'an 2000 en passant par la Pierre Turquaise, le mégalithe le plus ancien de l'Ile-de-France, puis la ferme de Fontenelle . Il vous parlera également des célébrités de notre village, Benjamin Constant, Louis Sulpice Varé, créateur du bois de Boulogne, Jules Moignez sculpteur; animalier, Louis Diémer ami de Cortot, Saint Saëns.. | Forêt domaniale de Carnelle LA FORÊT  | D’une superficie de 971 hectares, la forêt domaniale de Carnelle offre une grande diversité de promenades et de randonnées, à une altitude moyenne de 148 mètres, elle culmine au poteau de Carnelle à 210 mètres. L'O.N.F, depuis de nombreuses années, entretient et aménage la Forêt de Carnelle; vous trouverez de nombreux points pour le pique-nique, de nombreux chemins peuvent être empruntés avec des vélos, vous y découvrirez le calme, la détente et le repos. De nombreuses essences peuplent notre forêt: chênes, châtaigniers, pins, sapins, bouleaux... Une faune et une flore remarquables et cela, à quelques kilomètres seulement de Paris. Le Syndicat d'Initiative organise régulièrement des randonnées en forêt de Carnelle, venez vous informez dans nos bureau d'accueil. |  |  |  |  | Situé au nord du département du Val d'Oise, dont le point le plus haut culmine à une altitude de 210 mètres, s'étendant sur une superficie de 975 Ha, traversé du nord au sud par la départementale 85, LE MASSIF FORESTIER DE CARNELLE surplombe les communes de : Asnières-sur-Oise, Noisy-sur-Oise, Beaumont-sur-Oise, Nointel, Presles, Saint-Martin du Tertre et Viarmes. Composé de diverses essences arboricoles : châtaignier, charmes, chêne, hêtre, on y trouve également des pins. Agrémenté d'aires de jeux pour les enfants, de tables de pique-nique, il offre aussi de nombreux chemins pédestres pour les promeneurs de tous niveaux. Entourés de verdure, deux étangs artificiels, issus d'anciennes carrières, permettent aux pêcheurs de taquiner le poisson. Caché au fond des bois, la Pierre Turquaise est une curiosité à visiter, c'est l'un des vestiges néolithiques (4 à 5 mille ans) d'Île de France le mieux conservé. Ce dolmen est composé de pierres levées en forme d'allée couverte sur 12 mètres de long, 3 m de large et 2 m50 de haut. Il servit, entre autre, de chenil pour les chiens de chasse à courre du Prince de Conti et faillit finir en pavé sur les routes environnantes. Il est aujourd'hui classé et l'on y accède par une route interdite à la circulation. Pour le confort de tous et l'avenir de ce massif, il est rappelé que : "Tous les feux sont interdits, ainsi que les vidanges et les décharges sauvages." Les aires de jeux et de repos sont pourvus de poubelles, utilisez les. Merci |
La Pierre Turquaise  | Il y a environ 4000 ans, des peuplades nomades se fixèrent en forêt de Carnelle. Cette installation qui dura plusieurs siècles laissa de nombreux vestiges, des mégalithes et plus particulièrement, la pierre Turquaise, sur notre commune, au lieu-dit le bois du carreau, sur la rive droite du ru de Presles. Dénommée ainsi probablement en allusion aux "infidèles Turcs" cette sépulture collective fut classée monument historique dès 1869, et figure du 30 mars 1887. Large de 2,50 mètres et longue de plus de 12 mètres, entièrement élevée en d'énormes dalles de grès de Fontainebleau pesant plusieurs tonnes, à l'état brut, qui proviennent du voisinage. Ce dolmen est composée d'une dalle au fond, quatre de chaque côté latéral, deux à l'entrée laissant ouverte, et trois dalles servant de toiture. Ces dimensions sont données avec réserve, car c'est ce que laissent supposer les pierres dérangées soit par les mains des hommes, soit par le remuement des siècles. Elle est le monument mégalithique le plus imposant de la région parisienne. Notre monument a été relevé et moulé en plâtre, avec réduction, et se trouve au musée de Saint-Germain-en-Laye. Au XIXè siècle, sur ces lieux, furent recensés par M.Hahn, archéologue, de nombreux mégalithes. Hélas certains ont été détruits afin de servir de carrières de grès pour paver les rues de Paris. Mr. Hahn est intervenu afin de sauver la pierre Turquaise. A proximité de ces lieux, on trouve d'autres allées telles que l'allée couverte de la Justice ou la tombelle du Val Pendant, ou encore, de plus modestes comme celles de Blanc Val et la Pierre Plate. MM. Peek, Brunet de Presles, l'abbé Grimot dénombrèrent d'autres mégalithes en Carnelle, ce qui place ce site de la forêt en premier rang parmi les vestiges de la préhistoire dans la région parisienne. Dans les écrits, cette appellation de Pierre Turquaise n'apparaît pas avant 1727., mais en 1274, lors d'un litige entre l'abbaye de Saint-Denis et un certain Payen de Presles, cette allée couverte est mentionnée. Elle présente la particularité parmi ces monuments d'avoir entre le vestibule et la chambre une entrée trilithe composée de 2 piliers surmontés d'un linteau. Ces 2 blocs de support sont ornés de sculptures taillées dans le grès figurant la "déesse des morts" soit deux seins coiffés d'un collier. La tombelle, qui est légèrement exhaussée du sol, a été fouillée dans son intérieur. Le déblai, qui est de 2 mètres a été opéré, dit-on, pour y mettre à l'abri les chiens de chasse du Prince de Conti qui possédait de nombreuses terres et propriétés autour de Carnelle. Cette violation pourrait remonter vers les années 1778... Néanmoins, quand l'abbé Grimot écrit ces lignes vers 1878, un crâne humain vient d'être remonté. Ensuite les bûcherons exploitant la forêt ont trouvé refuge sous la pierre Turquaise. En 1985, dans la nuit du 14 au 15 décembre, elle fut très endommagée par une violente explosion : les dalles de couvertures se soulevèrent, plusieurs furent cassées lors de la retombée. La charge placée à l'arrière du trilithe a pulvérisé le linteau, mais par chance extraordinaire, les sculptures n'ont pas été détruites. Une campagne de restauration a permis de renforcer les fondation car depuis de nombreuses années, les blocs soutenant les dalles descendaient dans le sol. | La Pierre Turquaise en 1903 |  | Intérieur 1905 | | |  | Cartes potales années 1960 |  | Avant le 12 décembre 1985 | | |  | | | | | | |  | |
Sources: Mairie de Saint MArtin du Tertre: http://www.otsi-saintmartin95.com/
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