Le Plessis-Bouchard
Les seigneurs des lieux, la famille de Montmorency, avaient coutume de se donner rendez-vous pour la chasse au Plessis, lieu très boisé.
Le nom « Le Plessis-Bouchard », qui apparaît au XIVème siècle, vient probablement de là. Les aînés de la famille de Montmorency se prénommaient Bouchard et en ancien français un « plaissié » désigne un enclos formé de branchages entrelacés. Le Plessis-Bouchard n’est donc alors qu’un petit hameau situé dans une clairière.
Pendant des siècles, les quelques familles habitants le Plessis-Bouchard doivent pour assurer leur survie, se battre contre les éléments naturels : envahissement de la forêt, gibier détruisant leur récolte, recherche constante d’eau par le forage de puits en 1709, le dénombrement des élections de Paris recense 25 feux sur le Plessis-Bouchard, soit 92 habitants dont la plupart étaient vignerons, bûcherons, garde-chasse.
Les cahiers de condoléances de 1789 reflètent la misère dans laquelle se trouvaient les habitants à l’époque : chemins en mauvais état, rigueur du temps, cherté de la vie, lourdeur de l’impôt Ce n’est que dans la seconde moitié du 19è siècle que les bois qui couvrent une grande surface du sol sont abattus et la terre mise en culture. Les habitants du Plessis-Bouchard peuvent enfin connaître un bien être et une aisance inconnus à eux jusqu’alors.
La population de la commune double pour atteindre 400 personnes au début du 20è siècle. Elle est alors composée de vignerons, de cultivateurs et d’un grand nombre d’ouvriers venus de Belgique lors de la construction de la ligne de chemin de fer de Paris à Creil par Pontoise. Après la Première guerre mondiale, la crise du logement sévit dans la région parisienne : 5 lotissements couvrant une quarantaine d’hectares et composés de maisons individuelles sont construits et abritent pour la plupart des familles d’employés et d’ouvriers travaillant à Paris ou dans les usines de banlieue. Au début de la Seconde guerre mondiale on compte 1651 habitants. Depuis la population continue de s’accroître régulièrement mais sans connaître une poussée démographique trop forte.
Au dernier recensement de 2006, le Plessis-Bouchard compte 7666 habitants.
Frédéric Gaillardet
Un homme de Lettres Maire du Plessis-Bouchard
Frédéric Gaillardet naît à Tonnerre le 8 avril 1808. Licencié en droit, avocat à la Cour royale, il rejoint en 1830 les rangs de la presse militante en faveur des libertés publiques.
En 1832, il abandonne la politique pour la littérature et écrit entre autre « La Tour de Nesle », pièce qui compte en 1848 plus de 700 représentations. Mais cette œuvre est surtout connue pour le procès retentissant dont elle fut l’objet. En l’absence de Frédéric Gaillardet, appelé au chevet de son père mourant, le directeur du théâtre de la porte St Martin demande à Alexandre Dumas d’apporter quelques modifications à la pièce et lui en attribue ainsi la paternité. Ce n’est qu’au terme de 6 jugements que la justice reconnaît ce que l’on n’appelle pas encore les droits d’auteur à Frédéric Gaillardet.
En 1837, Frédéric Gaillardet part pour le nouveau monde : Cuba, le Canada, la Louisiane, le Texas. Remarquant que les populations françaises sont très souvent isolées, les unes des autres, il fonde le 1er journal francophone qu’il intitule « Le Courrier des Etats-Unis ».
Sources: Mairie du Plessis-Bouchard: http://www.ville-le-plessis-bouchard.fr