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L'origine de la commune Extrait du procès-verbal Le 23 juin 1892 le Maire considérant que la population de Jouy-le-Comte est de 326 habitants, que son commerce et son industrie sont nuls, que la population de Parmain, son annexe, est de 662 habitants, qu’il est le siège de tout le commerce et de toute l’industrie de la commune, que la mairie y est installée depuis plus de 60 ans (1), que la gare (2) ou station dite de Parmain-L’Isle-Adam est située au centre même de cette annexe, estime qu’il est juste que Parmain figure dans la dénomination de la commune... Le Conseil municipal vote ainsi : Le 5 janvier 1893, le Président de la République, Sadi Carnot, fit publier un décret et Parmain devint officiellement le nom de notre commune. (1) située à l'origine dans une seule pièce d'une maison non loin de la rue Guichard, puis ce fut la mairie - école, route de Jouy (2) construite en 1846 Session de février 1893 Copie du décret du 5 janvier 1893, donnant à la commune le nom de Parmain Fait à Paris le 5 janvier 1873 signé : Carnot Pour le Président de la République Le Ministre de l'Intérieur République française Sous-préfecture de Pontoise Le Président de la République Française sur le rapport du Ministre de l'Intérieur Vu la délibération du Conseil municipal de Jouy-le-Comte (Seine et Oise) du 22 juin 1892, Vu l'avis du Ministre du Commerce et de l'Industrie du 31 octobre 1892, Vu ensemble les autres pièces de l'affaire, Vu la loi du 5 avril 1884 (art.2) La section de l'Intérieur, des cultes, de l'Industrie publiques et des beaux-arts du Conseil d'Etat, entendue ; Décrète : -
art. 1er La commune de Jouy-le-Comte (canton de l'Isle-Adam, arrondissement de Pontoise, département de Seine et Oise) portera à l'avenir le nom de Parmain -
art 2. Le Ministre de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.
La mairie de Parmain a changé bien des fois de place et le nom de la commune lui-même a cela de particulier qu'il a souvent changé à travers les âges. Au XIIème siècle, la commune ou du moins le territoire qu'elle occupe actuellement était divisé en trois agglomérations distinctes. -
Parmain qui appartenait alors aux seigneurs de l’Isle-Adam -
Jouy-la-Ville, ancien nom de Jouy-le-Comte qui appartenait aux Comtes de Beaumont -
Boulonville qui se composait de la partie nord de Jouy-le-Comte Parmain ne fut très longtemps qu’un hameau couvert de pâturages et de cultures entourant une ferme située non loin du château. De cette ferme, il ne reste que l’entrée des souterrains passant sous la rivière (cette entrée encore visible se situe derrière la poste). En 1706, François - Louis de Bourbon - Conti fit abattre la tour féodale du château et transforma la rive droite en un beau parc qui s’étendait sur 40 hectares. Quelques années plus tard, un petit château fut construit à la place du bureau de poste actuel. Il était relié au château seigneurial par un pont de bois : le pont vert détruit en 1905. Ce petit château est visible dans le lointain sur le tableau de Michel Barthélémy Ollivier : "L’HALLALI". Canton de l’Isle-Adam Arrondissement de Pontoise Superficie : 948 ha Population : 5 345 habitants en 2006 Habitants : les Parminois Cours d’eau : l’Oise et le Sausseron Etymologie : "Parmin" viendrait de "Pars" (partie) et de "Minor" (petite) Son patrimoine L’église Saint-Denis, XIème et XVIIème siècle La succession des remaniements jusqu’au XVIIème siècle donne au plan de l’édifice, cruciforme à l’origine, un caractère irrégulier. Les parties les plus anciennes remontent probablement à la fin du XIème siècle. Un clocher gothique, de forme carrée et ouvert sur chacune de ses faces par de larges baies géminées, s’élève au-dessus du transept. Le toit en bâtière semble daté du XIVème siècle, le collatéral droit et le portail latéral, attribués au Pontoisien Nicolas Le Mercier, sont érigés vers 1550. La nef couverte d’un berceau de bois, est en grande partie reconstruite au XVIIème siècle. La restauration de l’église et la construction du presbytère sont financées par la nièce du Cardinal Mazarin, Anne-Marie Martinizzi, princesse de Conti, laquelle doit se retirer à Jouy-le-Comte dans un pavillon situé près du chevet de l’église, après l’incendie du grand château de L’Isle-Adam, survenu dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1669. Les travaux entrepris à Jouy-le-Comte sont évoqués en 1672, dans l’oraison funèbre de la princesse. La cuve baptismale (XIIème siècle) La cuve baptismale se présente sous la forme d’une coupe sculptée d’une frise de feuillage. Le choeur (XIème siècle) Le choeur compte parmi les parties romanes de l’église. L’abside voûtée se présente en hémicycle percé de quatre fenêtres en plein cintre. Les vitraux posés en 1958 sont dus à Maurice Rocher. Jésus et la Femme adultère (XIXème siècle) Huile sur toile (155 x 130 cm) L’origine et l’histoire de cette oeuvre restent inconnues. Mal conservée et confinée pendant une dizaine d’années dans les combles, elle est redécouverte en 1974 et restaurée en 1981. Ce thème iconographique est rarement traité au XIXème siècle. Le Christ au sépulcre (XIXème siècle) Peintre : Yan’Dargent, huile sur toile (88 x 155 cm) Yan’Dargent (1824 - 1829) qui connaît la notoriété pour son oeuvre d’illustrateur, expose régulièrement au Salon comme peintre de paysage et de scènes de genre à partir de 1851. Bloqué en Bretagne pendant la guerre de 1870, il se consacre jusqu’en 1895 à la peinture religieuse. Le sujet du "portement du Christ mort", peu représenté, est figuré dans cette oeuvre au second plan, avec Joseph d’Arimarthie et Nicodème escorté par une sainte femme. Le groupe principal, au premier plan, réunit Marie-Madeleine et l’apôtre Jean. Aucun élément ne permet d’expliquer la présence de ce tableau dans l’église. Le Colombier (XVIIème siècle) 84 rue du Maréchal Foch, Boulonville La tour colombier comprend 2 000 alvéoles, avec une échelle tournante. Elle témoigne de l’importance de la ferme seigneuriale qui alimente le château des Princes de Conti à L’Isle-Adam. Louis-François de Bourbon-Conti (1717-1776) confie à l’Intendance du domaine agricole à d’anciens anabaptistes convertis, venus des Flandres au XVIIIème siècle. L’Hôtel de Ville (1828) Pierre, Place Georges Clémenceau Le "petit château" de Parmain est démoli sous l’Empire et les vestiges du domaine sont rachetés en 1821 par Madame Veuve Ducamp. Grande figure de la bourgeoisie locale et mécène, elle fait édifier à l’emplacement de la conciergerie, cette luxueuse demeure de style Louis XV qu’entoure un parc de 33 hectares et qui devient l’Hôtel de Ville en 1896. L’escalier (1828) Hôtel de Ville L’escalier intérieur mène aux anciens appartements privés. La fontaine (XIXème siècle) Pierre, cour pavée de l’Hôtel de Ville) La municipalité acquiert cette fontaine en 1994, et l’installe dans la cour pavée derrière l’Hôtel de Ville lors des travaux d’aménagement. Le torse d’Hercule (époque gallo-romaine) Collection archéologique de l’Hôtel de Ville Une importante collection de pierres taillées et statues gallo-romaines, bijoux, céramique et armes mis au jour dans la région est exposée dans la salle de présentation de l’Hôtel de Ville. L’une des pièces les plus intéressantes est le "torse d’Hercule", découvert en 1968 à Mours, dans la carrière de Maffa, au lieu-dit "La Miltrade", par les archéologues du GERAVO. Il est possible que ce buste dont la croix de thorax, la barbe et le dénivellement des épaules sont très stylisés, représente Silène. Fils d’une nymphe du Dieu Pan, silène est le père nourricier de Dionysos et de génies mi-hommes, mi-chevaux. La cloche (1668) Bronze, Hôtel de Ville Cette cloche provient d’un clocheton situé au 11, rue Guichard et aujourd’hui détruit. La cloche qui porte l’inscription "Sole deo honnor et gloria" (Honneur et gloire au dieu unique), y est restée suspendue jusque vers 1950. L’Hôtel particulier (XIXème siècle) Brique et pierre Cet immeuble construit dans le style romantique est agrémenté d’une tourelle animée par l’alternance des couleurs de brique. L’obélisque (fin du XIXème siècle) Pierre, hauteur 4 mètres, cimetière du quartier de Jouy-le-Comte Ce monument est érigé à la mémoire des habitants de Parmain fusillés pour s’être opposés, par patriotisme, au passage de l’Oise. Le lavoir (XIXème et XXème siècle) Une véritable politique de construction de lavoir est développée par les autorités publiques à partir des années 1820 - 1830. Les édifices se multiplient, d’abord dans les villes, puis dans les villages, comportent généralement deux bassins dont les vannes sont respectivement destinées à l’arrivée et à la sortie de l’eau. Les femmes viennent y rincer leur linge, dernière étape de la lessive. Le lavoir est de ce fait un lieu de sociabilité important. La maison de retraite des coiffeurs (1927) 44 rue du Maréchal Foch La villa du Bel-Air est rachetée en 1927 par Monsieur Mornot, afin d’y créer une Maison nationale de retraite des coiffeurs. Elle a longtemps abrité un musée de la coiffure où étaient rassemblés des pièces rares en travaux de cheveux. On trouve également à Parmain un buste de Marcel, inventeur du fer à friser ? La Poste (1932) Architecte : Georges Labro - Briques et béton Cet édifice aux armes de la Ville, est caractéristique de l’architecture des années 1930, qui privilégie l’ossature en béton et les parements en brique. La Poste de Parmain est édifiée à l’emplacement du "petit château". Les caves sont conservées. L’église du Sacré Coeur (1889) Pierre L’accroissement démographique détermine la construction d’une chapelle à Parmain, sollicitée par Joseph Gaillard, curé de Jouy-le-Comte. Construite dans le style du XIIIème siècle, elle est agrandie après la Seconde Guerre Mondiale. Un campanile de facture contemporaine, isolé du reste de l’édifice, y est adjoint en 1960. Le sceau de Parmain "Ce sceau est appendu après un acte de 1228, une donation de Johannes de Parmeng, chevalier, à l'abbaye du Val..." PARMIN (Jean de) Chevalier. Beauvaisis (1228) Sceau rond : 60 mm Trois losanges en fasce brisée d'une fasce en devise et accompagnée de sept canettes, quatre en chef et trois en pointe Légende : "SIGILLUM IOHAN... (détruit) ARMAIN MILITIS (sigillum Johan(nis de P)armain militis" Etude commniquée par l'Institut de recherche et histoire des textes Reproduction du sceau communiqué par les Archives nationales Réf. Archives 54178 N°33. Drouet d'Arq. Collection de Sceaux. Paris 1868, N03161 Les armes du blason de Parmain sont issues du sceau. Hôtel de Ville place Georges Clemenceau 95620 Parmain Tél. 01 34 08 95 95 Fax 01 34 08 95 88 Horaires d'ouverture Sources: Mairie de Parmain: http://www.ville-parmain.fr
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