Sur le territoire communal, la police, au sens large du terme, est représentée par la gendarmerie et le commissariat. Ni lune ni l'autre n'apparaissent dans les documents d'archives entre 1900 et la première guerre mondiale. Une brigade de gendarmerie s'installe dans notre commune en 1920. Les bâtiments existent toujours, rue Claret, face à entrée du stade Cognevaut, mais les services sont désormais implantés rue Galande, dans des locaux tout neufs construits à l'emplacement des bâtiments de la DDE.
Le commissariat ne s'installe à Gonesse qu'au moment de la seconde guerre mondiale, à l'angle de l'actuelle place de la Liberté et de la rue du Général Leclerc, à la place d'un magasin de tissus. Il y reste jusqu'en 1980, date à laquelle ses services déménagent pour occuper de nouveaux locaux, rue Henry Dunant.
Au début du siècle, il n'y a pas de réel tribunal. La salle d'audience est située à l'arrière de l'ancienne mairie, place du Marché. Quant au greffe, il est assez éloigné et cette situation ne peut plus convenir à une ville qui se développe très vite surtout après la seconde guerre. La construction du tribunal d'instance n'a lieu que dans les années quatre vingt. Enfin, le 1er juillet 1986 a lieu l'inauguration des nouveaux bâtiments.
Gonesse est aujourd'hui doté d'un poste de secours moderne et opérationnel. Il n'en a pas toujours été ainsi. Même si au tout début du siècle la municipalité s'engage à entretenir un corps de sapeurs pompiers, ceux ci sont installés de façon assez précaire dans divers locaux successifs avant de se fixer où nous les connaissons maintenant. Dépendant tout d'abord financièrement de la commune, le centre de secours est départementalisé en 1972.
Quelques repères historiques
La présence humaine sur le terroir gonessien remonte au paléolithique intérieur. Elle se poursuit et s'amplifie au cours des temps.
Très tôt s'installe une production céréalière dont la croissance débute à l'époque carolingienne et se prolonge jusqu'au XX siècle. De la tin du XII' jusqu'au XVI' siècle une autre activité se développe à Gonesse a draperie. Les importants troupeaux de moutons fournissent la matière première à la confection d'un drap grossier, la gaunace.
La mention la plus ancienne d'un châtelain date de 1177. Dans ce même document, il est question d'un Baudouin de Gonesse qui devait accompagner Philippe Auguste en croisade en 1189, mais mourut avant le départ. Vingt trois paroisses dépendent de cette circonscription féodale. Le roi possède à Gonesse un domaine foncier. Seules les présences de Philippe Auguste nous n'avons aucune preuve de sa présumée naissance gonessienne et Saint¬Louis ont été repérées. Hormis les terres appartenant au roi, le plus grand patrimoine foncier termes, terres, prés est ecclésiastique (abbayes de Joyenval, de Maubuisson. par exemple).
A plusieurs reprises, notre commune connaît des périodes troublées parla guerre et les pillages, alternant avec de longs moments de répit. Mais la vocation frumentaire de ce bourg l'emporte et à la tin du XVII' siècle, les boulangers forains de Gonesse approvisionnent les marchés parisiens. Cette période favorable ne dure que jusqu'à la tin du XVIII' siècle. Le déclin puis a disparition de l'activité de boulange contribuent à nourrir une importante migration vers la capitale.
La période révolutionnaire est surtout marquée par les revendications salariales du personnel agricole, les émeutes, les pillages, l'agitation sur e marché au blé ou en dehors et la taxation des subsistances. Heureusement, il n'y a que peu de condamnations à la peine capitale sous a Terreur. Quant à la vente des biens nationaux, elle ne suscite qu'un inférât moyen.
En 1870, avec l'arrivée des Prussiens, de nombreux Gonessiens prennent peur et abandonnent leur demeure pour se réfugier dans la capitale où ils subissent les misères du siège et sont plus malheureux que ceux qui sont restés calmement chez eux.
La guerre de 1914 1918 a de lourdes conséquences pour la population qui déplore la perte de cent quarante quatre de ses enfants. Vingt ans plus tard, c'est de nouveau la guerre. Lors du bombardement du 3 juin 1940, un des bâtiments de l'hôpital est touché. Aucune des personnes qui s'y trouvent n'échappe à la mort. Si les victimes militaires sont moins nombreuses que lors de la première guerre mondiale, notre commune a la douleur de perdre quelques jeunes hommes, héros de la Résistance Jean Camus, Louis Furmanek, Pierre Larguer et Albert Drouhot dont les noms figurent sur les plaques de quelques unes de nos rues.
Les fermes et l'agriculture
En 1905, en plus des huit principaux agriculteurs de la commune, il faut compter un féculier, quatre nourrisseurs (éleveurs) et un fabricant de sucre de betterave. Si les cultures céréalières occupent la superficie la plus importante, il ne faut pas oublier les cultures maraîchères et en particulier celle du cresson. En plus de ces cultures alimentaires, n'oublions pas de citer celle des tulipes qui, de 1932 à 1976, attire un grand nombre d'amateurs. A la fin du siècle, toutes les fermes situées dans le centre ville ont cessé leurs activités. Certaines sont remplacées par des immeubles d'habitation neufs.
D'autres subsistent, mais les services qu'elles abritent n'ont plus rien à voir avec leur vocation d'origine.
Sources: Mairie de Gonesse: http://www.ville-gonesse.fr