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La Frette est née d'une rencontre entre deux "valleuses" (Thalweg) et une voie navigable, la Seine. Le vieux village, en effet, a été construit au bord du fleuve, au débouché sur la Seine de deux vallées naturelles descendant du plateau et qui sont aujourd'hui les rues Pasteur et Jean Lefebvre (ancienne rue de la Vallée, la bien nommée). L'origine du nom "la Frette" serait, selon les historiens, directement liée à une activité portuaire : le fret, c'est-à-dire le prix de location d'un bateau ou de son contenu. C'est donc le lieu où l'on affrétait les produits agricoles à destination de l'amont (en direction de Paris) ou de l'aval (en direction de Rouen). La plus ancienne trace de vie découverte par les archéologues est un reste de poterie, laissant penser que, dans les premiers siècles de notre ère, il y avait là une villa gallo-romaine. | Histoire récente | | | En un siècle, la population est passée de 420 habitants en 1899 à 4390 en 1999. Une telle croissance a nécessité une transformation profonde de La Frette. De nombreuses installations nouvelles ont été crées pour répondre aux besoins de la population : trois écoles ont été construites : au dessus de la mairie en 1908, sur le plateau en 1937 (Aristide Briand) et en 1966 (Calmette). La mairie, construite en 1877, a été agrandie en 1937 puis en 1997 L'aménagement du plateau, essentiellement agricole jusqu'aux années 60, s'est accompagné de la création de nombreuses voies de circulation. La base de loisirs "René CHOLLET", installée sur les bords de la Seine en 1975, permet la pratique des sports dans un cadre verdoyant. La création de ces aménagements s'est faite en préservant le caractère de "Village" de La Frette et le site qui en fait la réputation.
| Les artistes | | | Au XIXème siècle, le mouvement impressionniste amena de nombreux peintres sur les rives de la Seine. Une vingtaine de peintres d'une certaine notoriété ont laissé derrière eux une ou plusieurs œuvres représentant La Frette. Parmi eux nous citerons : CEZANNE, DAUBIGNY, DE KAT, KAMINAGAI, LE PETIT, MARQUET, PISSARRO (Lucien), SIGNAC et VLAMINCK. L'attrait pour La Frette fut quelquefois si fort que certains choisirent de reposer dans son petit cimetière. D'autres hommes célèbres, comme les écrivains Jacques CHARDONNE et Roger IKOR, ont choisi de vivre à La Frette. | Le lilas | | | A partir de 1900, avec la vigne et les asperges, les lilas constituèrent une ressource de revenu pour les frettois. Dès que la floraison commence, tous les travaux étaient suspendus. Dans la journée on faisait les bouquets et le soir, on les portait aux Halles de Paris. Une bonne année pouvait rapporter une vingtaine de mille francs (de l'époque !) aux ramasseurs. Le spectacle unique de ces coteaux couverts de fleurs enchanta plus d'un artiste parmi lesquels Guy de Maupassant. | Evolution, habitat et économie locale | | | L'arrivée du chemin de fer à La Frette en 1894 va transformer entièrement le village. Une population nouvelle, venue travailler dans la grande agglomération parisienne, va construire sur les coteaux et le plateau. Les vignes sont abandonnées, la récolte se vendant mal. Les terres inutilisées sont vendues à des promoteurs. Les enfants de vignerons vont travailler à Paris. On construit une nouvelle voie (l'actuelle rue de la Gare) et bientôt, le fête des vendanges va tomber dans l'oubli… | Le port | | | L'activité du port fluvial est relatée depuis l'époque gallo-romaine. Un chemin conduisait de l'oppidum de Taverny au port de la Frette. De ce port, on expédiait plâtres et vins provenant des villages voisins. L'activité était si prospère, qu'au 14e siècle, on demanda au port et au champ à "plastre" une contribution de 40 livres pour payer la rançon du Roi Jean Le Bon. A certaines époques, il existait trois lieux d'embarquement sur les rives frettoises :
l'un à l'emplacement actuel du square encore appelé de nos jours "Port aux Plâtres"
l'autre à l'endroit de la Base des Sports Nautiques, a fonctionné jusqu'en 1920,
le troisième, plus près de l'église, qui était probablement réservé aux expéditions de vin. Les habitants du village qui n'étaient pas vignerons, vivaient des travaux du port, de la pêche, ou bien étaient employés d'octroi. En effet, toutes les embarcations passant devant l'Ile Epineuse (aujourd'hui disparue) devaient s'acquitter d'un droit de passage. Enfin, l'entretien aux frais de la Commune, d'un chemin de halage, qui devait permettre le passage régulier de couples de chevaux tirant les péniches, procurait un travail permanent aux habitants du village. Dès le moyen âge des liens forts s'étaient déjà tissés entre le fleuve et ses habitants puisque la petite église, édifiée entre le XIIème et le XIIIème siècle, avait été consacrée à Saint-Nicolas, patron des enfants, des écoliers et des marins, assurant ainsi leur protection. | La vigne | | | Nos ancêtres Gaulois, "les Parisii", qui habitaient cette partie du Bassin Parisien à laquelle ils ont laissé leur nom "le Parisis", étaient de grands amateurs de vin. Dès le 4e siècle après Jésus-Christ, on plantait des vignes dans toute la région, celle-ci devenant bientôt le centre d'un immense vignoble allant d'Argenteuil à Pontoise. Pendant des siècles la vigne fut la principale ressource du pays et la plupart des métiers exercés dans la commune en dépendait. La carte la plus ancienne que nous possédons de La Frette date de 1736. On y voit un village au bord de l'eau et un plateau, couvert de vignobles, dominant l'agglomération. En 1781, on compte, sur une autre carte, une trentaine d'habitations alignées le long du chemin de halage et reliées au "plateau" par une sente et deux chemins. Sources: Mairies de la Frette sur seine: http://www.ville-la-frette95.fr |
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