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Paul Eluard
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Max Ernst qui a séjourné chez Paul Eluard en 1923
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Gohier, ancien Directeur du Directoire
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Général comte Merlin
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Michel Zevaco (écrivain)
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Michel Mourre (historien)
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Claude Nicolas Ledoux (architecte de l’Hôtel de Mézières et du petit château)
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Le Normand de Mézières (ancien seigneur d’Eaubonne)
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Madame d’Houdetot
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Saint-Lambert (poète)
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Jean-Jacques Rousseau
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Goupy (propriétaire de La Chesnaie)
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Jacques Pillien (Mort pour la France)
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Otto Baetge : fondateur de "l’Institution des enfants arriérés" à Eaubonne
Rappel historique
Habité dès l'époque celtique, le site d'Eaubonne entre dans l'histoire avec la conquête romaine en 54 avant J.C.
A cette époque, les Romains s'empressent de construire des routes militaires, dont la voie romaine qui relie Troyes à Harfleur (à l'embouchure de la Seine) en traversant Paris ; c'est sur le tracé de cette route que se trouve aujourd'hui, à Eaubonne, la Chaussée Jules César.
La dénomination primitive du lieu-dit d'Eaubonne semble avoir été Aqua Puta qui peut se traduire littéralement par Eau Purifiée.
L’eau
En effet, le territoire de la commune était parcouru par de nombreuses sources, rus et étangs. Il est fait mention de ce nom pour la première fois dans une charte du roi Dagobert, datée de Clichy le 1er août 635. Aqua Bona est très semblable dans son sens à Aqua Puta, d’où échange probable de ces deux noms à une époque où Bona sonnait indiscutablement mieux que Puta. Ainsi, c’est au XIIème siècle qu’apparaît pour la première fois la dénomination d’Aquabona.
La famille de Montmorency
Au XIème siècle, Eaubonne, placée sous l’autorité de la famille de Montmorency, accueille des notables qui laissent leurs noms aux fiefs qu’ils tiennent : Charles de Montmorency (la Cour Charles), Henri de l’Olive (Clos de l’Olive), Jean Fromont (fief Fromont).
Cependant seuls les propriétaires de la Cour Charles et de Fromont jouissent dès 1510 du droit de se dire "Seigneur d’Eaubonne".
Après l’extinction de la famille des Montmorency, les seigneurs d’Eaubonne jurent foi aux Condé.
Eaubonne se façonne
Au cours du XVIIIème siècle, Eaubonne qui compte 200 habitants va changer de visage. Le seigneur du lieu, Joseph Florent Lenormand de Mézières regroupe en sa main les fiefs de la cour Charles, Bussy et Fromont. Il restructure complètement le village. Il fait appel, dit-on, à l’architecte Claude-Nicolas Ledoux qui édifie un véritable ensemble urbain : maisons, rues, châteaux, pavillons de garde. Cependant, seul le Petit Château peut être attribué à Ledoux. Lenormand de Mézières, grand mécène, invite le marquis de Saint-Lambert, membre de l’Académie française, à résider à Eaubonne. Sa tendre amie, Madame d’Houdetot eut l’heur de plaire à Jean-Jacques Rousseau qui s’en est fait l’écho dans ses confessions.
Après la révolution et tout au long du XIXème siècle, Eaubonne demeure un village où il fait bon vivre : militaires (le Général Comte Antoine Merlin, le Maréchal Guillaume Dode de la Brunerie), hommes politiques (le Président du Directoire Louis-Jérôme Gohier), banquiers (Messieurs Davilliers, Marcuard, Dehaynin, Mirabaud, Goguel), hommes de presse (Edmond Tarbé des Sablons), écrivains (Michel Zévaco) s’y retrouvent en villégiature. Plus près de nous, le poète Paul Eluard ainsi que le peintre Max Ernst y ont habité.
Au cours du XIXème siècle, la population ne cesse de croître régulièrement ; mais, c’est le chemin de fer, en 1842, et la construction de la gare qui précipitent le mouvement. En quelque cinquante ans, Eaubonne passe ainsi du village de 500 habitants à la petite ville de banlieue parisienne, laquelle organise, dès 1887, son propre corps de sapeurs-pompiers.
Urbanisation et modernité
L’urbanisation modifie considérablement la physionomie de la commune, les grandes propriétés se morcellent et les premiers lotissements apparaissent dès le début de notre siècle. L’année 1931 marque une nouvelle étape de la vie municipale grâce à la construction d’un important hôpital-hospice (actuel Hôpital Simone Veil). Depuis cette date, la population d’Eaubonne n’a cessé d’augmenter et la Ville a dû faire face aux besoins toujours croissants des habitants (établissements scolaires, terrains de sport, gymnases, crèches, bibliothèque, parkings, etc.). Le centre ville a d’ailleurs subi une complète restructuration.
Malgré ce brusque afflux de population et la proximité de Paris, Eaubonne a su conserver son aspect accueillant et verdoyant. A ce titre, la municipalité se voit régulièrement décerner des prix pour sa politique de fleurissement.
L’activité économique n’a pourtant pas suivi ce développement, la plupart des habitants devant travailler hors Eaubonne et la ville ne pouvant compter que sur de faibles rentrées de taxe professionnelle pour financer ses équipements et les services qu’elle propose à la population. Sa participation à la création de la Communauté d’Agglomération Val-et-Forêt marque une nouvelle étape de son histoire : celle qui se construit actuellement.
Le blason de la ville
"D'or à la croix de gueules, cantonné de 16 alérions d'azur au lambel d'argent de 4 pendants"
Ce blason fut adopté par délibération du Conseil municipal du 21 octobre 1927. Il est la reproduction des armes de Charles de Montmorency, seigneur d'Eaubonne, mort en 1462, dont le domaine dénommé, "la Cour Charles" dans les actes de l'époque, est précisément celui sur lequel fut édifié en 1767 le château devenu en 1913 l'Hôtel de Ville d'Eaubonne.
Ces armes très anciennes de la Maison de Montmorency comportaient à l'origine 4 aigles et à la suite de la bataille de Bouvines en 1214, il s'y ajoutait 12 aigles en souvenir des 12 étendards pris à l'ennemi ce qui explique les 16 alérions ou petits aigles représentés sans bec ni pattes. Le lambel d'argent représente une pièce additionnelle aux armes pleines de la Maison destinées à marquer une brisure, c'est-à-dire, un signe afférent à la qualité de branche cadette.
Le patrimoine architectural et "environnemental"
Ville canton située au coeur de la Vallée de Montmorency, Eaubonne est une ville soucieuse de la préservation de son patrimoine architectural et environnemental. Venez découvrir le patrimoine eaubonnais.
Une ville riche de son passé Le Château de la Chesnaie (propriété privée), reconnu comme l’un des plus beaux monuments de style Louis XV de la région nord de Paris, fut bâti vers 1766 pour les frères Tricher, bourgeois de Paris. L’Hôtel de Mézières, dû à l’architecte Ledoux qui le bâtit pour Florent Lenormand de Mézières. Les façades et la toiture sont classées à l’Inventaire des Monuments Historiques. Les pavillons de Garde, situés rue du Docteur Peyrot, sont dus également à l’architecte Ledoux et classés à l’Inventaire des Monuments Historiques. Le Clos de l’Olive, situé sur un terrain qui, au XVIIIème siècle appartenait à Lenormand de Mézières, il abrite aujourd’hui le Conservatoire à Rayonnement Communal. Le Petit Château, situé boulevard du même nom, ce bâtiment fut édifié par Ledoux. Bâti dans le style antique, il subit de graves détériorations au cours du XIXème siècle. Transformé en école, il fut ensuite partiellement détruit pour faire place à l’actuelle Sécurité Sociale. La Tour, située avenue Saint Lambert (propriété privée), ce type d’édifice fut construit au XIXème siècle, au moment de la vogue d’imitation de l’art du Moyen Age. | | Le Château des Cèdres ou château Lombard, situé avenue de Paris, l’actuel Centre Social de la ville d’Eaubonne fut bâti au début du XIXème siècle, en pleine période romantique. L’église Sainte Marie, l’origine de cet édifice semble être le XIIème siècle. L’élément le plus intéressant est le clocher octogonal, en pierre, placé au croisillon de la nef. Les Ecuries du Bois Jacques, situées à l’angle de la rue de Soisy et de la rue du Bois Jacques, les anciennes écuries, propriété de la Résidence du Bois Jacques, offrent un bel exemple d’imitation de l’art normand. Leur caractère historique n’est cependant nullement démontré. La Maison de Saint Lambert, bâtie par Ledoux pour le poète Saint Lambert. Située rue de Soisy, elle fut détruite vers 1850. A son emplacement se trouve actuellement le pavillon italien, ancienne propriété du Préfet Philipson. Le Pigeonnier du Parc de la Mairie, contemporain des Ecuries du Bois Jacques (fin XVIIIème ou début XIXème), ce pigeonnier, à défaut de caractère historique, a l’avantage d’être un très bel édifice de caractère purement ornemental. |
Une ville verte
L’environnement privilégié dont bénéficie Eaubonne contribue à sa renommée. Chaque Eaubonnais peut profiter d’un lieu adapté à ses désirs et à son humeur du moment. Ainsi, les tout petits bénéficient de squares aménagés dans différents lieux de la ville : place du 11 novembre, parc Mézières, rue George V, rue du Bois Jacques, Parc des sports du Luat ou boulevard de la République.
Le week-end, les promeneurs s’égaillent volontiers autour du bassin de retenue des Moulinets (rue des Moulinets), dans le potager de la Chesnaie, (avenue Voltaire), le parc du Val Joli (route de Saint-Leu) et bientôt le long de la Coulée verte (rue Honoré de Balzac).
Quant à ceux qui ne veulent pas quitter le centre-ville, le parc Mézières et sa roseraie, l’aire de pétanque et son pigeonnier, le parc Claude Monet et son étang, offrent des promenades aux airs champêtres. Les sportifs ne sont pas oubliés. Les quatre hectares de verdure du Parc des sports du Luat dotés d’un parcours de santé et d’orientation et d’une aire de VTT sont à leur disposition.
Véritable espace de détente et de loisirs, c’est le lieu idéal pour pratiquer toutes les activités de plein air en famille ou entre amis.
Sources: Mairie d'Eaubonne: http://www.eaubonne.fr